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La beauté doit-elle être animale ?

Par Patrick Thévenin

BEAUTÉ Ce n’est même plus une tendance mais une lame de fond : depuis quelques années le monde de la cosmétique a les yeux rivés sur l’Asie, et surtout la Corée du sud où la beauté s’est hissée au statut de sport national.

Dernière hype coréenne sur laquelle se sont jetées les marques : les crèmes enrichies de matières aussi appétissantes que la bave d’escargot, l’étoile de mer, le venin d’abeille ou de serpent, sans compter le concombre de mer ou l’abalone, un coquillage qui n’est pas sans faire penser à la palourde.

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Un peu de venin d'abeille ?

Bien sûr, rien de neuf sous le soleil. Les ingrédients tirés du monde végétal ou animal n’ont pas attendu les mises en beauté des Coréennes pour se frayer un chemin dans la longue liste des composants utilisés par la cosmétique : la lanoline (issue de la graisse de mouton), le squalane (de l’huile de foie de requin), le rouge carmin (à base de poudre de cochenilles écrasées), la guanine (extraite des écailles de poissons) ou la glycérine (qu’on retrouve dans 90% des dentifrices) produite à partir de carcasses d’animaux broyées et compressées.

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Le squalane qui fait sortir les dents à certains.

Pressée par les associations de défense des animaux, Cruelty Free et Peta en tête, et obligée de suivre la législation européenne, l’industrie cosmétique a depuis quelques années renoncé à tester ses produits sur les animaux, en dehors de quelques pays, comme la Chine et le Japon, qui résistent.

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Un peu de guanine?

Cela ne l’empêche pas de puiser dans les élevages pour se fournir en substances diverses et variées. Mais avec la tendance au tout bio, l’essor du véganisme et l’arrivée de marques de cosmétiques qui se positionnent justement « sans aucun composant animal », au regard de la manière dont ses substances sont extraites (encourageant implicitement l’élevage industriel), on peut se demander si les géants de la cosmétiques n’auraient pas plutôt intérêt à trouver des alternatives aux substances animales qu’elles utilisent plutôt que de communiquer sur la bave d’escargot et de s’attirer les foudres des défenseurs des animaux.

 

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